vendredi 2 mars 2007

Le "cas" Joissains : Ce qu'ils disent d'elle

La suite édifiante du dossier "Spécial Aix" publié par Le Nouvel Observateur en décembre 2004 (et non en 2005, comme je l'ai écrit par erreur lors du précédent article). La journaliste, Nathalie Funès, avait demandé à diverses personnalités de livrer leur opinion sur le "cas" Maryse Joissains. Florilège...

nouvelobs

Gérard Bramoullé, adjoint aux finances (UMP) : "C'est une superwoman."

Lucien-Alexandre Castronovo, conseiller municipal (PRG) : "Elle n'est pas à la tête d'une équipe politique mais d'un clan qui vit dans l'idée de revanche."

Jean Chorro, premier adjoint au maire (UMP) : "Elle n'a peur de rien, c'est une grande qualité pour un maire. Elle a toute ma loyauté : le pacte politique que nous avons signé ensemble au second tour des municipales est devenu un pacte d'amitié."

Henri Doglione, adjoint à l'urbanisme (UMP) : "C'est une acharnée, une obsédée, une pasionaria. Elle ne vit que pour la mairie."

Cyril di Méo, conseiller municipal (Verts) : "Elle n'a pas de contrôle, elle n'a pas de filtre, elle dit tout ce qui lui passe par la tête, elle est capable, au lendemain de l'attentat du World Trade Center, de pondre un communiqué sur notre civilisation qui est en danger. C'est délirant."

André Guinde, conseiller général (PS) : "Elle a la tchatche, comme on dit ici. Mais elle parle un peu tous azimuts et elle navigue à vue."

Un journaliste de "La Provence" : "C'est une hystéro à la méridionale. Un Tapie en jupons, mâtinée de Le Pen, sans l'imparfait du subjonctif, ça, c'est son mari. Elle scotche, elle a amené la "couillonnade" en politique."

Arinna Latz, conseillère municipale (Verts) : "Elle est totalement populiste. Comme Eva Perỏn, elle se fait appeler par son prénom, que l'on a vu inscrit en gros sur ses affiches de campagne électorale ou sur le site Internet de la mairie. Elle use et abuse du sentimentalisme au premier degré."

Alexandre Medvedowsky, conseiller général (PS) : "Elle est arrivée au pouvoir sans s'y être préparée, sans avoir de projet. Elle se contente aujourd'hui de faire de la politique politicienne, elle survole les dossiers, elle est incapable de mesurer l'ampleur de la dégradation de la vie des Aixois et d'y remédier."

François-Xavier de Peretti, adjoint privé de délégation (UDF), passé dans l'opposition : "Je trouve dommageable la façon dont ils utilisent un pouvoir qui ne leur appartient pas en totalité. Très vite après l'élection, les vieux démons sont revenus, avec une volonté d'accaparement du pouvoir et, surtout, de ses avantages, au profit d'un clan familial. Leur attitude envers les partenaires que nous étions, Jean Chorro et moi, a été de vouloir nous vassaliser. Ils ont assez bien réussi avec Chorro qui a été totalement domestiqué. Au bout de trois, je me demandais comment en sortir. Ils nous mènent à la catastrophe et, en plus, ils sont infréquentables. Aujourd'hui, je suis plutôt satisfait de ne pas partager leur bilan. Mon but n'est pas de nuire à cette majorité, elle le fait suffisamment elle-même."

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Vidéosurveillance : Picheral dénonce aussi la farce

A son tour, Jean-François Picheral, sénateur PS, ancien maire d'Aix, dénonce la grosse farce de la vidéosurveillance concoctée par Maryse Joissains : mauvaise production, coûts exorbitants, pastiche de sécurité, scénario inefficace et manipulation du public.

Il encourage les Aixois à exiger, lors des élections municipales, des comptes sur la gestion stupide de ce dispositif inadapté. Ayant moi-même critiqué à plusieurs reprises ce choix inepte, je partage entièrement sa réaction. C'est bien volontiers que je la relaie ici.

La cosmétique électorale de Joissains…

"Neuf mois après en avoir adopté le principe, puis lancé un appel d’offres, le conseil municipal d’Aix-en-Provence a autorisé le 19 février le déploiement d’un système de vidéosurveillance qui comprendra au total 38 caméras, dont 30 pour le centre-ville, 2 pour l’avenue Henri-Mauriat et 6 pour le pôle d’activités de La Pioline. Il est précisé que "les images seront enregistrées et visionnées le lendemain par du personnel de la police municipale spécialement affecté à cette tâche". Le coût d’équipement et d’installation du système est de plus de 600 000 € TTC.

Encore une fois, la municipalité conduite par Maryse Joissains a fait tout faux et trompe les Aixois. Non seulement ces caméras ne vont pas couvrir les endroits où il y a le plus de délinquance à Aix mais, après de nombreuses années d’atermoiements et de gestion incompétente, Mme le Maire accouche, une fois de plus, d’une souris.

En effet, la vidéosurveillance du lendemain, celle qui consiste à enregistrer les images puis à les visionner en mode différé, ne sert qu’à faciliter les enquêtes menées après constat d’actes de délinquance sur la voie publique. Autrement dit, la police municipale est ainsi dégagée de toute responsabilité d’intervention en temps réel et peut dormir bien au chaud pendant que des voleurs attrapent les sacs de passants, des tagueurs laissent leurs sinistres signatures sur des façades ou portes d’immeubles, des dealers distribuent leur marchandise, des casseurs endommagent des voitures en stationnement et des femmes sont agressées le soir par des violeurs.

A qui servent donc en définitive les 38 caméras si l’on ne fait que constater les actes de délinquance ou de criminalité ? La réponse est à la fois claire et accablante : c’est de la pure cosmétique électorale, concoctée par Maryse Joissains avant les élections municipales de 2008. Ces dernières vont donner l’occasion aux Aixois de demander à la municipalité de rendre des comptes sur sa gestion de la sécurité dans sa zone de juridiction.

Investir une telle somme, sans compter le coût annuel d’entretien du matériel et celui du personnel de police municipale affecté à la vidéosurveillance, coûts sur lesquels la municipalité reste très discrète, c’est se moquer des électeurs quand le meilleur que l’on peut espérer obtenir, c’est d’identifier des délinquants et de les arrêter des semaines ou des mois après les faits.

Pour les connaisseurs de la vidéosurveillance, seule une surveillance en temps réel par du personnel capable de déclencher des interventions rapides sur le terrain et d’interpeller les délinquants pendant ou tout juste après leurs actes peut réduire le niveau d’insécurité sur la voie publique.

Si la méthode qui consiste à assurer une présence de personnel qualifié 24h/24 et 7j/7 devant les écrans de surveillance et à relier les postes de surveillance à des effectifs sur le terrain est évidemment plus coûteuse, surtout la nuit, que celle qui est associée à la vidéosurveillance en mode différé, elle présente au moins un avantage : son effet dissuasif est évident, sa productivité est réelle, ses résultats opérationnels sont garantis.

Si Maryse Joissains n’est pas capable de comprendre un raisonnement aussi simple, elle va devoir s’en expliquer. Surtout après la mise en place des 38 caméras quand les délinquants en auront pris acte pour agir autrement et ailleurs et que des constats d’actes de délinquance auront été effectués "le lendemain", en temps et argent perdus."

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