mercredi 21 février 2007

Vidéosurveillance à Aix : un scénario pour série B

videosurveillance

38 caméras : 30 en centre ville, 2 au Sud et 6 pour la zone d'activités de la Pioline. Autant dire que la décision du maire ne va rien résoudre. Au contraire même, les problèmes vont être déplacés à l'extérieur. Exactement comme à Marseille où 180 caméras sont concentrées en centre ville, soit à peine sur 1% du territoire de la ville.

Cela n'a, en rien, empêché les délits pour atteintes aux personnes d'augmenter fortement. Ce sera pareil à Aix. Comme pour les tags qui ont envahi les pourtours de la ville.

Alors, à quoi cela sert-il de faire de la démagogie électoraliste ultra-sécuritaire ? A Aix, la police nationale a perdu quelque 60 agents en trois ans. En même temps, la police de proximité a été supprimée. Pourtant, la présence humaine en prise directe avec la population est autrement plus sécurisante et efficace. Les postes de police municipale dans les quartiers, dont le maire se gargarise tant, sont… sans policiers.

Depuis sa création, le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), dont les objectifs sont de réfléchir, proposer, coordonner et agir intelligemment, n'a été réuni, avec les élus de l'opposition, qu'une seule et unique fois en séance plénière ! Plus rien depuis 2004 !

Le choix fait par le maire, lundi au conseil municipal, d'installer ces caméras n'est que de la poudre aux yeux. En effet, cela a commencé dès 2002. Depuis lors, le discours a été entretenu par plusieurs bandes-annonces. Son prix initial d'entrée en service était de 1,6M€.

Or, depuis quatre ans, sa programmation n'avait plus été projetée nulle part. Et pour cause. Les budgets en ont empêché la sortie. Au mois de mai 2006, une avant-dernière bande-annonce proclamait qu'elle ne coûterait plus que 1,2M€.

La vérité, c'est que le scénario a été revu à la baisse. Moins d'acteurs – on économisera en supprimant les personnels qui devaient s'en occuper – et les scènes de rue seront enregistrées pour être visionnées par la police seulement le lendemain. Autrement dit, en différé et non plus en direct. L'intervention immédiate en cas de délit constaté ne prendra que… 24 heures. Cela s'appelle se hâter… très lentement.

En revanche, faire son cinéma, c'est bon pour la… propagande.

castronovo_et_di_meo

France_3

Le reportage de France 3 est au début de l'édition de mardi 20 février.

http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b13a_1214part1

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

Plan de Campagne : Désolé, pour moi, c'est non

Après le débat à la Communauté d'Agglomération du Pays d'Aix, la question de l'ouverture de Plan de Campagne le dimanche a de nouveau été posée au conseil municipal. A titre personnel, j'ai dit tout le mal que je pensais de cette mesure.

J'ai rappelé que la situation est totalement illégale depuis 40 ans. Que – et c'est un comble – le Préfet de région lui-même prend des décisions de dérogation qu'il sait être contraire à la loi.

A mes yeux, tous les arguments servis par les partisans de l'ouverture ne sont que des manipulations. On manipule les salariés, souvent des étudiants en emploi précaire sans aides pour leurs études, en leur faisant croire qu'ils gagnent plus alors que leur travail est mal payé. On les manipule à la pression et au chantage au licenciement.

On répand dans la presse des chiffres de suppressions d'emplois calculés le doigt humide en l'air. Dans 90% des centres commerciaux de France, les magasins sont fermés le dimanche et on n'entend personne crier à la perte de profits.

Enfin, en embuscade de tout cela, c'est le Code du travail qui est visé. On veut s'y asseoir dessus pour précariser toutes les activités et asservir les employés dans la misère. Je trouve cela inacceptable. Désolé, la loi, c'est la loi. J'ai voté non à l'ouverture.

Posté par CASTRONOVO à 00:05 - - Commentaires [3] - Permalien [#]