samedi 17 février 2007

Roland Castro, le citoyen au nom cousin

Roland_CastroJe ne peux résister à la tentation d'adresser un clin d'œil d'amitié à Roland Castro, ne serait-ce que par cousinage de patronymes. D'autant que, il y a une quinzaine d'années, il avait fait un petit tour à Aix pour nous parler de politique de la ville.

C'est dans le cadre d'activités associatives que nous l'avions invité à venir bousculer nos idées un peu reçues dans un domaine qu'il connaît bien en tant qu'architecte urbaniste.

Personne n'a oublié qu'il est à l'origine des programmes "Banlieues 89" que François Mitterrand l'avait chargé de mettre en œuvre.

Homme de conviction à la langue imaginative, homme original à l'humour grinçant, il avait apporté toute son expertise pour éclairer nos envies de projets pour certains quartiers de la ville.

Ce fut un privilège de le rencontrer. Il ne pouvait s'empêcher de tracer des traits sur des feuilles comme un prolongement de lui-même. Il m'avait aimablement offert le plus beau dessin qu'il avait griffonné sur son bloc-notes.

Il se déclare aujourd'hui candidat à la présidence de la République pour défendre les mêmes utopies concrètes de démocratie, de dignité humaine et de bonheur partagé. Je lui souhaite bonne chance pour faire entendre ses coups de gueule dans le tourbillon échevelé de la campagne qui s'ouvre.

On peut visiter le site du citoyen Castro en un clic

utopiesconcretes.org

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La laïcité, force gagnante de la République

CHARLIEDepuis quelques années, le débat sur la laïcité retrouve une vigueur qui exprime que rien n'est jamais acquis et que le combat doit demeurer intransigeant.

La Loi de 1905 fait de la France un pays précurseur et elle est reconnue par les Français comme un facteur de paix.

Elle est la référence essentielle qui distingue ce qui relève de la vie publique et la part qui est liée à la liberté de la sphère privée. Il ne s'agit pas de neutralité.

C'est le régime de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

En fin de compte, le procès intenté à Charlie Hebdo sur la base de comportements confus (on y a parlé de blasphème, de racisme…) aura été un moyen de réaffirmer les principes qui régissent notre droit.

Il aura aussi été un révélateur du degré de confiance que la République accorde à ses citoyens pour s'exprimer librement sur tout ce que la loi autorise, y compris donc les religions.

Le procès aura montré que la critique n'a pas de limites sauf celles qui que la loi générale élaborée par tous peut fixer pour éviter toutes les dérives, l'injure, la discrimination ou encore l'appel à la destruction. Une croyance ou une idéologie ne peuvent souffrir de ces contraintes.

La Procureure a fait un réquisitoire politique, au sens noble du terme, qui a conclu au rejet de la plainte – mais il faudra attendre le jugement – en s'appuyant sur le socle républicain de la liberté d'expression, partie prenante de la liberté de conscience, qui renvoie à l'acte fondateur de la Loi de 1905.

A travers ce procès et les réactions en chaîne qu'il a suscitées, c’est la conception même de l'organisation et du fonctionnement de notre société qui était en jeu.

Ce sont des principes intangibles qui ne peuvent être remis en cause pas plus que les principes d’égalité en droits des individus et de chacun face à ses droits et devoirs ou de la réservation à l’espace public de la ressource publique.

Posté par CASTRONOVO à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]