Janvier s'achève et les vœux aussi. Dommage, serais-je tenté de dire. Car on en a vu et entendu des toutes les couleurs. Surtout au sein de la municipalité.

Le maire, à qui je n'ai rien demandé et en mon absence volontaire à son show, m'a placé sur la liste de ceux qui méritaient une bonne note pour le travail accompli. Je ne sais pas si c'est un clin d'œil pour me pousser à encore moins la ménager que d'habitude. Mais si c'était le cas, cela relèverait presque de la gourmandise.

Et puis, me rapporte-t-on, dans sa longue litanie de noms – faut-il être dans le besoin de soutien pour encenser ainsi – elle a rayé celui du candidat Genzana qui n'est plus en cour. Il a pris ses distances, paraît-il. Enfin disons qu'il ne va pas jusqu'à démissionner pour assumer totalement sa dissidence. Il a organisé sa propre cérémonie quelques jours avant. Et, à la conférence de presse sur la prochaine saison du Festival, il n'a pas eu droit à la prise de parole traditionnelle du délégué hors pair qu'il est. A franchement parler, ses discours sirupeux n'ont pas dû manquer à grand monde tant ils sont convenus.

Salord, a lui aussi fait vœux à part, j'allais dire vin à part, car il a convié ses invités à un buffet campagnard dans une propriété viticole. Serait-il pris d'une griserie du pouvoir ? Je n'en serais qu'à demi surpris. Plantard, lui, voit plus grand et investit le centre de congrès ! Une occasion sans doute pour en plus dire qu'au conseil municipal où nul ne connaît vraiment le son de sa voix.

Je passe sur la rude offensive lancée par de Peretti le soir même des vœux du maire. Une concurrence loyale qui en a régalé plus d'un, raconte-t-on. Vivement janvier prochain pour le lancer des couteaux, seconds ou pas.