jeudi 11 janvier 2007

Joissains perd contre le Nouvel Observateur

Nouvel_ObservateurElle en avait fait toute une histoire. Elle avait demandé au conseil municipal de l'autoriser à porter plainte contre le Nouvel Observateur. Elle avait même publié une lettre amphigourique au style ampoulé dans le magazine municipal "Aix en dialogue" n°18 de mars 2005. Ridicule ! Nous avions mis en cause, en votant contre, son utilisation de l'argent public pour une affaire personnelle.

Elle voulait transformer ce qu'elle considérait comme une attaque à son encontre en une prétendue atteinte à l'image de la ville. Ses envolées à faire pleurer les pierres n'auront servi à rien. Elle a perdu. Et la ville est ridiculisée. Va-t-elle maintenant payer de sa propre poche ces frais de justice ? Ce serait là assurément la façon la plus appropriée de cesser de ternir la réputation d'Aix.

La maire d'Aix-en Provence, Maryse Joissains-Masini (UMP), qui avait entamé une action en justice en son nom et celle de la ville pour obtenir "réparation" après la publication, par le Nouvel Observateur, d'un article mettant en cause, selon elle, son "honorabilité" et sa "compétence", a été déboutée le 7 décembre 2006, a-t-on appris récemment.

En outre, Maryse Joissains-Masini et la ville d'Aix-en-Provence ont été condamnées in solidum à verser à Claude Perdriel, directeur de la publication, Nathalie Funès, auteur de l'article incriminé, et la société "Nouvel Observateur du monde" la somme de 1.500 euros.

Le texte avait été publié dans le cadre d'un supplément régional du Nouvel Observateur daté du 9 décembre 2004 sous le titre : "Maryse Joissains est-elle à la hauteur ?" La maire avait qualifié de "lynchage médiatique" le dossier en question. "Ce genre d'article est de nature à amener un fou à tirer sur moi ou sur ma famille", avait-elle affirmé.

De son côté, l'ancien rédacteur en chef des éditions régionales de l'hebdomadaire et actuel rédacteur en chef du site internet Nouvelobs.com, Patrick Fiole, avait répondu que, en toute hypothèse, le dossier publié était "une enquête très sérieuse pour laquelle toutes les précautions ont été prises et qui a été faite par une journaliste confirmée". "Des témoignages et des preuves attestent de notre bonne foi", avait-il ajouté.

Posté par CASTRONOVO à 00:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]