samedi 6 janvier 2007

La Provence change : ça fera date !

Titre_ProvenceLa Provence va changer. Au fil des éditions, un compte à rebours nous rappelle l'approche du 10 janvier qui verra l'envol de la nouvelle formule. Je lis ce journal depuis l'âge de 10 ans. J'y ai même travaillé pendant six ans.

Alors, vous pensez bien qu'avec l'affection que je lui porte, je ne saurais rater pareil événement. Mais mon œil de lynx a été attiré par un détail qui risque bien de remettre en cause le calendrier. Et de semer le trouble dans le mien.

Car ils font fort pour assurer la promo. Chaque jour, on nous montre un exemplaire du futur format. On dirait un vrai, avec de vraies photos et de vraies infos. Mais la date qui préfigure le jour J est erronée : lundi 10 janvier ! C'est peut-être fait à dessein, pour nous montrer qu'ils sont prêts à tout bousculer, y compris notre semaine. Admettons.

Ce vendredi, je reçois une lettre courtoise de la direction – pardon, deux lettres identiques envoyées à des dates différentes, on ne sait jamais, toutes les précautions sont bonnes à prendre – qui m'invite à partager un café croissants au siège de la rédaction pour aller découvrir le bijou le jeudi 10 janvier. Un nouvel émoi me saisit. Je vérifie sur mon agenda et le calendrier perpétuel qu'il contient : le 10 janvier 2007, c'est un mercredi ! Là, je me dis, ils font très forts. J'ai compris, pas de doute, cette nouvelle maquette fera date !

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Vœux : à la carte ou à la tarte ?

bon_2007

L'année commence très bien, largement mieux que je ne l'espérais. Alors, sourions un peu. Je reçois de belles cartes, de sympathiques courriels et d'amicaux coups de fil. Je lis la presse où plein de gens formidables formulent des vœux généreux pour tout le monde. Et donc, sans doute, aussi pour moi, même si je ne leur ai rien demandé. En un mot, c'est un régal.

Autant de si bonnes intentions en même temps, à la même époque, cela m'oblige à la plus grande reconnaissance. Les cartes, je les aime toutes. Mais ma volupté devient extase lorsqu'elles ont un côté original, inventif ou personnel. J'y réponds sans faute(s) car c'est la moindre des courtoisies. Certaines le méritent vraiment. L'expéditeur a pris lui-même le temps de vous en consacrer et y a ajouté un petit mot manuscrit. N'importe quel graphologue vous dirait que l'envoyeur n'a pas lésiné sur sa sincérité.

Pourtant, quelque part dans mon petit cerveau teigneux, quelque chose me pousse toujours à regarder tout cela d'encore plus près. Il faut dire que je suis plutôt du genre à chercher la virgule. Je ne réponds systématiquement pas aux cartes sorties directement de chez l'imprimeur, réceptionnées par les secrétaires et aussitôt glissées par elles dans de belles enveloppes toutes prêtes. Les malins qui se contentent de faire faire le boulot à leur place ou de faire scanner leur signature glacée m'indiffèrent. Les vœux robotisés à la chaîne, non merci.

J'ai siégé sous l'autorité des trois derniers maires, dont deux fois dans l'opposition. Je suis confondu d'observer que seule Maryse Joissains ne prend pas une seconde pour griffonner un mot personnel à ses élus. Elle fait comme elle veut, je m'en fiche, ma voisine me fait la bise chaque année et en plus elle vote pour moi.

Encore deux ou trois choses. Dans ma boîte, j'ai aussi trouvé une carte qui était adressée à une élue proche du maire. Et comme l'enveloppe était semblable à la mienne, j'en ai conclu que les messages devaient être identiques. Sans âme. Mais je la lui transmettrai pour qu'elle n'en soit privée.

J'ai aussi reçu une enveloppe venant de la mairie contenant un carton d'invitation pour la présentation des vœux des deux conseillers généraux UMP séparatistes aixois au Pasino (sans doute avec location de salle, mais combien ça coûte ?). N'y aurait-il pas là un peu comme un mélange de genres ? Ils auraient dû faire leurs envois par le biais des services du Conseil général, d'autant que leur fonction de conseillers municipaux n'y est pas mentionnée. Bon, je n'irai pas à cette joyeuseté mais je vais conserver ce courrier très précieusement car je ne mange pas de cette galette.

Un autre élu, aux mérites sans doute peu reconnus dans la majorité – si, si, il y en a – n'a pas hésité à faire savoir qu'il existe, même s'il n'est que figurant. Il m'écrit "Bien à vous" (bizarre, d'habitude… on se tutoie) de sa propre main. Sur un autre volet de la carte, il y a une photo de sa binette sans doute pour m'aider à entretenir ma mémoire visuelle. C'est émouvant et j'en suis ému. Je n'ose pas imaginer s'il m'avait fait parvenir une affiche format 4X3, j'aurais été bien embêté pour la ranger dans ma boîte à chaussures.

Enfin, je ne dirai rien sur tous ceux qui nous envoient des vœux par paquets rien que pour nous dire combien ils sont entichés de nous et combien ils nous veulent vraiment du bien. Ils ne le font pas parce qu'ils sont candidats. C'est juste pour qu'on s'en souvienne, au moins jusqu'à la prochaine campagne électorale.

Quant à mon cas, je rassure tous ceux qui n'auraient rien reçu de ma part. Nous nous rencontrerons. Forcément. Nous nous dirons des choses chaleureuses. Et nous en profiterons bien. Nous pourrons même nous féliciter que le moment de la bise est venu.

En attendant ces instants de bonheur simple, on peut voir et revoir mes vœux animés en cliquant sur l'année : 2007

Posté par CASTRONOVO à 00:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]