jeudi 4 janvier 2007

Chirac, l'homme du coup d'après

Chirac n'est plus à un culot près. Il fait comme ça depuis 40 ans. Il est toujours l'homme du coup d'après. Le droit opposable, il l'a piqué à d'autres. Il se met à vouloir faire croire qu'il a du cœur.

Pourquoi a-t-il laissé sa ministre "à la cohésion sociale" (expression pompeuse désignant la casse durable !) dire à propos des Enfants de Don Quichotte : "Je condamne ces initiatives qui peuvent paraître généreuses mais qui sont de la poudre aux yeux et un leurre…" ? C'est tellement un leurre que les opérations se multiplient, prennent de l'ampleur et reçoivent de nombreux soutiens dans toute la France.

Et puis, ce droit opposable, va-t-il donner un toit à ceux qui en ont besoin ? Rien n'est moins sûr. Pour se faire une idée là-dessus, voici un lien qui en explique bien les tenants et les aboutissants juridiques et politiques.

http://dinersroom.free.fr 

(rubrique du 3 janvier : les brumes du droit au logement opposable)

Par la même occasion, on pourra faire œuvre utile en lisant la Charte des Enfants de Don Quichotte et la signer comme je l'ai fait.

http://www.lesenfantsdedonquichotte.com

Posté par CASTRONOVO à 12:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

SDF : un toit, pas une toile

tenteLe journal La Marseillaise, qui mérite bien sa maquette rénovée pour un contenu toujours aussi consistant, rapporte les propos étonnants du maire sur la situation des sans-abri. Selon elle, "il y a assez de places pour accueillir les SDF à Aix. Nous n'avons jamais été en rupture." Elle ajoute : "Ils devront partir quand on leur aura offert un accueil à chacun."

De deux choses l'une, ou bien il y a assez de places et on se demande pour quelle autre raison les SDF sont à la rue, ou bien il n'y en a pas assez et c'est pour cela qu'ils sont dehors.

On croit comprendre que, au-delà d'un hébergement, les SDF souhaitent pouvoir être pris en considération et être traités comme des personnes humaines. Ils demandent la réouverture le Maison de la solidarité qui a été démantelée par la mairie. Ce mot "maison" a bien un sens quand même !

Puis, le maire se laisse aller à des penchants qui manquent un peu de dignité : "Les places d'accueil seront réservées aux gens d'ici. Je ne veux pas qu'il y ait des gens d'ailleurs. Les autres maires doivent aussi faire leur boulot." Comment des SDF pourraient-ils justifier qu'ils sont Aixois ou non, puisque en majorité ils n'ont pas… d'adresse permanente ?

Enfin, si le problème est de trouver une solution dans d'autres lieux d'accueil qu'à Aix, pourquoi n'exerce-t-elle pas son rôle de présidente de la Communauté du Pays d'Aix pour réunir les maires et examiner la situation globalement ? Est-ce mission impossible ? Son téléphone a-t-il gelé ? Non, vraiment, on nage dans l'absurde.

Posté par CASTRONOVO à 11:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]